L’année 2026 a débuté avec l’agression des Etats-Unis contre le Venezuela, elle se poursuit avec la guerre initiée le 28 février dernier en totale violation du droit international par les mêmes USA et l’Etat d’Israël contre l’Iran.
La CGT a toujours condamné fermement les atteintes aux droits humains et aux libertés, dont les libertés syndicales, comme la répression sanglante perpétrée par le régime en place à Téhéran depuis plus de 40 ans. Elle réaffirme sa solidarité avec les Iraniennes et les Iraniens qui luttent courageusement pour le mettre à bas et décider souverainement et démocratiquement de leur avenir. De fait, les bombes et les interventions militaires ne conduisent jamais à des changements positifs pour les peuples : les exemples de l’Afghanistan, de l’Irak ou encore de la Lybie en attestent. Du reste, Trump ne prétend même pas que la fin de la dictature qui opprime les Iranien.nes ferait partie de ses objectifs : lors d’une interview à la chaîne CNN, il a indiqué vouloir mettre en place « un dirigeant juste et compétent, qui traite bien les Etats-Unis et Israël » en précisant qu’un dirigeant religieux issu du régime actuel ne le dérangerait pas.
Les motifs de cette nouvelle guerre sont donc tout autant impérialistes que ceux de l’agression contre le Venezuela : mettre la main sur des ressources énergétiques, tailler des croupières aux puissances rivales et notamment à la Chine, instaurer un nouvel ordre régional au Moyen-Orient qui soit entièrement acquis aux Etats-Unis et leurs alliés. En rejetant la responsabilité de la guerre sur l’Iran, Macron avalise cette logique belliciste et entraîne la France dans une possible troisième guerre mondiale, extrêmement coûteuse pour les vies humaines. Ce sont les populations qui en payent déjà le prix : les bombardements sur l’Iran ont déjà fait plus d’un millier de morts, dont des centaines de civils. La guerre s’étend au sud-Liban, où les frappes de l’armée israélienne ont tué plus de 400 personnes et déplacé plus d’un demi-million de personnes. Les populations civiles subissent des conséquences lourdes et souvent irréversibles des attaques israéliennes au phosphore blanc au Sud-Liban et contre des sites pétroliers, plongeant durablement Téhéran dans l’obscurité la plus complète, la suie et l’air irrespirable. Les travailleur.ses du monde entier vont en outre payer le prix de la flambée des prix du pétrole et du gaz, conséquence de la déstabilisation de la région.
Macron veut nous entraîner dans la guerre de Trump : le 1er mars, il a annoncé qu’il s’engageait dans la guerre ; le 2 mars, il a annoncé l’augmentation de l’arsenal nucléaire français bien au-delà des 300 têtes de missiles nucléaires aujourd’hui recensées. Les milliards consacrés à la guerre doivent revenir aux travailleurs.es et aux services publics !
L’USN CGT-TEFP condamne cette nouvelle guerre impérialiste et demande l’arrêt de toutes les frappes et bombardements ; elle s’oppose résolument à toute intervention française au Moyen-Orient.
Elle apporte sa solidarité aux peuples qui en sont victimes et réaffirme son soutien aux Iranien.nes qui luttent pour leurs droits.