Mise en place de l’OTE, loi Plein Emploi, apprentissage, activité partielle, … Les politiques publiques de l’emploi continuent d’évoluer sans cesse ces dernières années. Les politiques gouvernementales ont aussi multiplié les dérégulations, quitte à dépenser de l’argent sans contrôle (200 milliards par an), alors que les moyens dédiés aux services de l’Etat fondent comme neige au soleil avec les restrictions budgétaires.
Dans ce contexte, le rapport d’expertise du cabinet APTEIS, mandaté suite à une alerte pour danger grave et imminent (DGI) de l’ensemble des représentant.es des syndicats de l’instance devenue la F3SCT ministérielle, a une conclusion sans appel: « L’organisation du travail des agents du programme 155 [travail emploi ministères sociaux] est génératrice de risques psychosociaux » (https://cgt-tefp.fr/le-rapport-apteis-a-telecharger-ici/)
UN RAPPORT D’EXPERTISE ACCABLANT : SOUS-EFFECTIFS ET SURCHARGE DE TRAVAIL GENERALISEE
Pour les agent.es en charge des politiques de l’emploi, les experts ont constaté l’existence de risques à la fois générés par les mêmes causes que l’ensemble des agent.es mais également par des causes spécifiques :
BAISSE CONTINUE DES EFFECTIFS
Un rapport de la Cour des Comptes de 2022 fait état d’une baisse de 11% des effectifs entre 2015 et 2021 dans les services de l’emploi et de soutien aux entreprises.
COMPLEXIFICATION DU TRAVAIL
La fluctuation des politiques publiques génère une instabilité des mesures gérées et ainsi une complexification du travail (alternance des phases de stimulation financière et de réduction des enveloppes, volatilité des dispositifs, transformation de la loi).
REFORMES DE L’ORGANISATION DE L’ADMINISTRATION
La fusion des régions avait déjà accru la charge de travail des agent.es des DREETS et a été suivi de la réforme de l’OTE qui a fusionné les services en charge des politiques publiques de solidarités et celles de l’emploi, sans compter l’accroissement des tâches administratives généré par la mise en place deS SGCD/SGAMM qui dysfonctionnement dans les faits.
REPORT DE CHARGE
Le report de charge d’un.e agent.e sur l’autre en cas de vacance de poste entraîne une fragilité organisationnelle car il n’est pas toujours possible de bénéficier des compétences d’autres collègues en raison des spécificités des mesures.
RECOURS AUX CONTRATS PRECAIRES
Le recours aux contrats génère des difficultés directement pour les contractuel.les (précarité, problèmes administratifs et de paye, décalage entre la fiche de poste et la réalité, formation au poste) mais aussi pour les titulaires et le service en lui-même (mise en concurrence, turn-over, incertitude sur la pérennité, …)
Aujourd’hui, la situation est telle que la continuité du service public est en partie assurée mais qu’elle se fait au détriment de la santé des agent.es.
Au niveau de la CGT TEFP, nous nous devons d’aller au-delà de ce constat et de tout mettre en œuvre pour nous mobiliser pour que cela cesse et pour que les conditions de travail s’améliorent !
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