Mobilisations les 14, 15 et 21 mars 2026 partout en France.
Malheureusement, une très grande partie de la classe politique et médiatique fait aujourd’hui le jeu de l’extrême droite. Ainsi, « l’extrême gauche » est devenue le cœur et la cause de l’ensemble des problèmes de violence politique dans notre société.
Cher.es collègues, nous devons rester vigilant.es, garder notre boussole et se souvenir du plus important.
Aucun de nos problèmes ne se règlera en réprimant, en privant de droits et de ressources celles et ceux que l’extrême droite désigne comme des ennemi-e-s à abattre.
L’extrême-droite défend un projet de société raciste, sexiste, antisocial, … inacceptable.
Au contraire, notre combat doit porter sur l’espoir d’une société solidaire et tolérante.
Le capitalisme débridé (accroissement des inégalités, des dividendes, du nombre de miliardaires) et assisté (210 Milliards d’euros d’aide de l’Etat aux entreprises) est la véritable cause de nos souffrances, et notamment de la destruction de nos services publics et plus particulièrement du ministère du travail.
L’extrême droite, en plus de porter ces discours de haine et de rejet, est la première alliée de ce capitalisme, qui repose sur la même logique de la division des plus précaires et des inégalités structurelles.
Pour rappel, l’extrême droite a voté :
- Contre l’augmentation du SMIC
- Contre l’indexation des salaires sur l’inflation
- Contre la taxe Zucman
- Contre le blocage des prix des produits de première nécessité
- Contre la revalorisation des petites retraites
- Contre la taxation des yachts et jets privés
- Pour la réduction des cotisations patronales et donc la destruction de notre sécurité sociale
- Pour la restriction du droit de grève (proposition de loi n°140)
Par ailleurs, l’extrême droite diffuse ces idées et propositions racistes nauséabondes qui pourraient bien trouver à s’appliquer dans nos ministères : pénalisation accrue des travailleurs et travailleuses sans-papiers et, de manière plus générale, des étranger.es non autorisé.es à travailler, réservation des allocations familiales aux seules personnes de nationalité française, suppression de l’accès des étranger.ess à l’hébergement d’urgence et à l’aide médicale d’Etat.
En tant que fonctionnaires, nous avons le devoir de désobéir aux ordres manifestement illégaux risquant de compromettre gravement l’intérêt public qui pourraient nous être donnés, des ordres allant par exemple à l’encontre de l’égalité des droits : des résistances se font déjà voir dans les municipalités d’extrême droite, lorsque les maires essaient d’exclure certains enfants des cantines scolaires sur motif de nationalité. Le bilan des maires RN est révélateur de leur projet global : services publics mis au régime sec (60 suppressions de poste à Perpignan, 40 à Beaucaire), des associations et syndicats maltraités (tentative de licenciement d’un représentant SUD à Hénin-Baumont, coupure de l’électricité et du gaz au Secours Populaire Français à Hayange).
Pour faire face à ce racisme et à cette intolérance qui grandissent, nous vous invitons toutes et tous à participer aux mobilisations, marches et événements qui s’organisent partout en France :
le 14 mars 2026, contre le racisme, le fascisme et les violences d’Etat,
le 15 mars 2026 contre l’islamophobie (journée mondiale)
le 21 mars 2026 à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.
Cartographie des mobilisations connues à ce jour :
https://www.antiracisme-solidarite.org/14-mars-2026-plus-que-jamais-lutter-contre-le-fascisme