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Ordonnances, budget, suppressions de postes, attaques contre les fonctionnaires… Toutes et tous en grève et en manifestation le 10 octobre !

En même temps qu’il réduit à néant les protections des travailleurs du privé par ordonnances, Macron n’épargne pas les fonctionnaires. Des mesures régressives ont déjà été annoncées, d’autres sont dans les tuyaux :

  • gel du point d’indice en 2017 et 2018 après une hausse minime en 2016 qui ne compense par les pertes subies ces dernières années (depuis 2010 il a décroché de 8% par rapport à l’inflation)
  • retour de la journée de carence pour les congés maladie pour stigmatiser les fonctionnaires
  • suppression annoncée de 120 000 postes d’agents publics sur 5 ans
  • hausse de la CSG de 1,7% au 1er janvier 2018 : soit une baisse de nos salaires d’autant !! Le gouvernement annonce une compensation… mais son montant serait fixé une fois pour toute et n’augmentera pas si la CSG augmente ou lors des passages à l’échelon supérieur. Elle ne concernerait pas les agents entrés à compter du 1er janvier 2018…
  • rallongement de la durée de mise en œuvre de PPCR : les maigres garanties promises par le gouvernement précédent pourraient être gelées. Rien n’est envisagé pour débloquer les carrières et notamment celles des agents de catégorie C
  • réforme annoncée des retraites pour réduire le montant des pensions…

Le projet de loi de finances 2018 aggrave l’austérité. Jugé non prioritaire, la mission Travail-Emploi va en payer le prix fort : son budget passerait de 16,7 milliards d’euros à 15,2 milliard d’euros, notamment du fait de la suppression de plus de 100 000 contrats aidés, tandis que l’hémorragie dans nos effectifs va s’accélérer (-239 ETP sont annoncés contre -150 cette année…).

Le 10 octobre, le ministre de l’action et des comptes publics reçoit les syndicats pour un « rendez-vous salarial » et l’ensemble des fédérations syndicales de fonctionnaires appellent unitairement à la grève. Présentons au ministre la facture : les 4 milliards que Macron compte donner aux riches par la suppression de l’ISF, c’est au service public et à nos salaires qu’ils doivent aller !

Dans le prolongement des journées d’action contre les suppressions d’emploi au ministère du travail et des grèves des 12 et 21 septembre pour le retrait des ordonnances, la CGT-TEFP appelle l’ensemble des agents à la grève et à manifester le 10 octobre en défense du service public et du statut comme cadre collectif de garanties pour les agents set les usagers, et à faire de cette journée une nouvelle étape de la mobilisation contre les suppressions de postes dans nos services.

Nous appelons plus largement à inscrire cette journée dans la perspective d’une riposte interprofessionnelle contre les attaques du gouvernement contre le code du travail, la sécurité sociale, les services publics, les contrats aidés, les chômeurs.

Les revendications de la CGT-TEFP :

  • abrogation des ordonnances
  • arrêt des suppressions de postes et rattrapages des pertes subies
  • recrutement statutaires à hauteur des besoins pour un service public du travail et de l’emploi au service des travailleurs, avec ou sans emploi
  • revalorisation du point d’indice pour compenser les pertes antérieures
  • revalorisation des grilles indiciaires pour tous et des pensions
  • déblocage des carrières par le passage immédiat des agents ayant atteint le haut de leur grade au grade supérieur et, pour le dernier grade, au corps supérieur
  • abrogation du RIFSEEP et intégration des primes au traitement
  • abrogation de la CSG, suppressions des exonérations et financement de la sécurité sociale par les cotisations sociales
  • abrogation du jour de carence
  • arrêt du gigantesque plan social que constitue l’arrêt des contrats aidés et financement à hauteur de ce qui est nécessaire pour permettre aux associations d’embaucher en CDI et aux collectivités locales sous statut public

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