[TRACT CGT CNT FSU SUD]
Le gouvernement Bayrou a fait fort en annonçant en juillet un budget austéritaire scandaleux, d’une brutalité sans précédent. Il a choisi encore une fois de faire payer les travailleuses et les travailleurs, les précaires, les retraité·es, les malades, les étranger.es sans-papiers : la suppression de deux jours fériés, des coupes dans les services publics, la remise en cause du droit du travail, une énième réforme de l’assurance chômage, le gel des prestations sociales et celui des salaires des fonctionnaires comme des contractuel·les, la désindexation des pensions de retraites, le doublement des franchises médicales, la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés, les retrictions à l’aide médicale d’urgence… Autant de mesures aussi abjectes que profondément injustes.
Il a été immédiatement et unanimement condamné par nos organisations. Nous en demandons le retrait immédiat.
Rappelons que cette crise budgétaire n’est pas celle des salarié.es, ni des retraité.es, c’est bien Macron et les gouvernement successifs qui étranglent délibérément les services publics et la sécu. En accordant depuis des années des cadeaux fiscaux et des exonérations de cotisations sociales aux entreprises (211 Mds par an) et aux plus riches, en augmentant massivement les budgets de l’armée (+ 413 Mds sur 5 ans), c’est autant de budget de moins pour l’éducation, la santé, les usager.es, les agent.es.
Depuis les grèves sur la réforme des retraites, ces choix sont minoritaires dans le pays et le vote de l’été 2024 l’a montré : la colère est forte chez les travailleur.ses. La multiplication des mouvements de résistance et de mobilisation confirme le ras-le-bol de la population et son besoin de faire cesser le cauchemar.
Au Ministère du travail, les sujets de mécontentement ne tarissent pas : baisse des recrutements (quelle que soit la catégorie), salaires et grilles les plus basses qui stagnent (au mieux !), non-titularisations d’ITS, suppressions de missions, management par les chiffres, etc… Notre ministère est toujours la dernière roue du carrosse en matière budgétaire et le 1er à « contribuer aux efforts budgétaires ». Les agent.es subissent de plein fouet toutes ces coups de rabot, ce que nos organisations dénoncent depuis des années !
Pendant l’été le mécontentement a grimpé et la date de mobilisation citoyenne du 10 septembre a été relayée. Le mouvement « Bloquons tout » exprime la colère sociale grandissante et la nécessité de mettre un coup d’arrêt aux politiques menées depuis trop longtemps contre l’avis de la majorité. L’annonce de Bayrou, d’appel à un vote de confiance le 8 septembre, confirme sa crainte de la montée en puissance de cette date et de la colère des travailleur.ses. Même si ce gouvernement tombe (ce qui semble incontournable), nous devons nous faire entendre et refuser la mise en place d’un autre budget du même acabit, d’un énième gouvernement de droite austéritaire, voir d’un gouvernement d’extrême droite, et à la solde du patronat. Seule une mobilisation de notre camp social pourra faire échec à la politique austéritaire et au risque fasciste. Le 10 septembre est à construire par les travailleur.ses, avec ou sans emploi, la jeunesse et les retraitée.es et doit être le point de départ d’une grève et d’une mobilisation massives.
Quel que soit le gouvernement en place après le 8, nous demandons l’abandon des annonces Bayrou et :
- L’augmentation immédiate des salaires, traitements et pensions ;
- Des recrutements massifs dans les services publics et arrêt des suppressions de postes
- L’abrogation de la réforme des retraites de 2023 et le retour de la retraite à 60 ans
Nos organisations s’associent aux appels nationaux et interprofessionnels à la mobilisation et à la grève des 10 et 18 septembre. Dès maintenant, nous appelons à tenir des AG, à participer aux rassemblements locaux et à s’inscrire dans une dynamique de grève générale pour la période qui suit. D’ores et déjà des préavis de grève courent du 10 septembre jusqu’à fin novembre couvrant les travailleurs du public. C’est maintenant que ça se passe, c’est maintenant qu’il faut les forcer à écouter !