Pouvoir d’achat : ça suffit !
Tout augmente, sauf nos salaires. Et le gouvernement voudrait encore nous demander des efforts ?
Depuis des années, les agent·es publics subissent le gel du point d’indice, des revalorisations insuffisantes et le développement des rémunérations indemnitaires arbitraires. Notre rémunération décroche, nos carrières sont tassées et nos débuts de carrière sont rattrapés par le SMIC, en particulier pour les agent·es de catégorie B et C.
Les chiffres donnent le vertige :
Plus de 15 % de perte de pouvoir d’achat du point d’indice depuis 2017.
28,6 % de perte de pouvoir d’achat depuis 2000.
862 000 agent·es publics ont désormais besoin d’une indemnité différentielle pour atteindre le niveau du SMIC.
Le maintien du gel du point d’indice en 2027 annonce une nouvelle année de blocage salarial.
Ce ne sont pas des statistiques. Ce sont des courses qu’on réduit, des factures qu’on peine à payer, des vacances auxquelles on renonce, des difficultés pour les déplacements, des fins de mois difficiles. C’est aussi la dévalorisation de nos qualifications, de notre expérience et de notre engagement au service de la population.
Nous exigeons :
Une augmentation générale immédiate et significative du point d’indice d’au moins 10%, son indexation sur l’inflation et le rattrapage des pertes accumulées.
La refonte des grilles indiciaires, une véritable progression de carrière et la revalorisation des métiers à prédominance féminine.
Le rétablissement de la GIPA, l’abrogation du jour de carence et le maintien à 100 % de la rémunération en congé maladie ordinaire.
L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes.
La titularisation des agent.es contractuel.les.
Budget 2027 : 54 milliards d’économies, et nous devons encore payer ?
Le gouvernement annonce de nouvelles économies budgétaires et le gel des rémunérations publiques. Pour les agent·es, cela signifie une nouvelle pression sur le pouvoir d’achat, alors même que les dépenses contraintes continuent de peser lourdement sur les ménages.
Au ministère du Travail, les restrictions budgétaires menacent directement les moyens nécessaires à l’exercice de nos missions.
Pendant que les agent·es sont sommé·es de faire toujours plus avec moins, les besoins des salarié·es, des usager·ères, restent immenses : contrôle du droit du travail, lutte contre la fraude, prévention des risques professionnels, accompagnement des personnes privées d’emploi et protection des plus précaires.
L’austérité n’est pas une fatalité : c’est un choix politique et budgétaire.
Nous refusons que les agent·es et les usager·ères paient le prix de ces choix. Nous exigeons des moyens à la hauteur des missions du ministère en charge du travail et de l’emploi, des recrutements et des budgets pérennes pour exercer nos missions de contrôle, de protection, d’accompagnement, de soutien des salarié·es et de toutes et tous les usager·ères.
Conditions de travail : le rapport APTEIS ne doit pas finir dans un tiroir !
Sous-effectifs, réorganisations permanentes, injonctions contradictoires, intensification du travail : nos conditions de travail se dégradent et notre santé est mise en danger
Le rapport APTEIS, réalisé dans le cadre d’une expertise pour risque grave concernant les services en DREETS et DDETS(PP), documente les risques psychosociaux et les effets de l’organisation du travail. Les difficultés ne relèvent pas d’une fragilité individuelle : elles sont liées aux conditions concrètes dans lesquelles l’administration nous demande d’exercer nos missions.
Nous refusons que la souffrance au travail soit banalisée, que les alertes restent sans suite et que la responsabilité soit renvoyée sur les agent·es.
L’administration doit répondre par des actes :
Des effectifs suffisants et des recrutements à la hauteur des besoins.
Une charge de travail soutenable et la fin des réorganisations incessantes.
La prévention des risques psychosociaux, le respect des collectifs et la protection de la santé des personnels.
La fin du management toxique et harcelant.
Pierre et benoît : non à la répression syndicale !
Alors que les conditions de travail se dégradent, que les sous-effectifs et les réorganisations fragilisent les collectifs et que le rapport APTEIS alerte sur les risques psychosociaux, la réponse apportée aux agent·es qui dénoncent cette situation ne peut pas être la sanction.
Une mutation disciplinaire est demandée contre Pierre et un blâme contre Benoît : voilà ce que risquent nos collègues inspecteurs du travail en Isère et représentants syndicaux.
Comment prétendre protéger la santé des personnels si celles et ceux qui alertent sur les dysfonctionnements et défendent leurs collègues sont exposés à des sanctions ? La responsabilité politique du Ministère est engagée. Notre combativité reste intacte. Nous ne lâcherons rien! Nous exigeons l’abandon des procédures disciplinaires visant Pierre et Benoît.
Le 29 septembre, faisons grève pour nos salaires, nos conditions de travail, nos missions et nos libertés syndicales. Le respect des agent·es ne se proclame pas : il se démontre par des actes.
ABANDON DES POURSUITES CONTRE PIERRE ET BENOIT ! DES MOYENS POUR NOS MISSIONS, PAS DE SANCTION EN REPONSE A NOS ALERTES
Toutes et tous en grève et en manifestation!