1

Tous et toutes en manifestation le 1er mai 2017

Contre les suppressions de postes et la casse du code du travail, pour un service public au service des travailleurs/euses

Les agents du ministère du travail, comme des milliers de travailleurs, doivent se mobiliser pour faire aboutir leurs revendications et faire reculer le ministère.

Alors que nos services ont perdu 20% de leurs effectifs au cours des 10 dernières années, les suppressions de postes se multiplient. Alors qu’elle ait mis fin au recrutement de contrôleurs du travail, la DRH n’ouvre que 28 postes au concours d’inspecteur du travail cette année.

Au-delà de la dégradation des conditions de travail, c’est le contenu même de nos missions qui est en passe d’être transformé. Se dessine un ministère du travail coupé des demandes du public et des usagers, qui seront renvoyés vers des plates-formes téléphoniques et des applications informatiques (réorganisation projetée des services de renseignement, fermeture de services MOE au public…).

Alors que les moyens font cruellement défaut pour répondre aux salarié/es, la loi El Khomri que nous continuons à combattre impose en plus la création de services dédiés au renseignement du patronat. Des missions, comme le traitement des ruptures conventionnelles, sont purement et simplement abandonnées. Les sites de proximité qui existent encore dans certaines unités départementales sont menacés de fermeture. La réforme territoriale n’a pas fini de produire ses effets : des « mutualisations » et fusions d’unités départementales sont à l’étude, avec leurs corolaires de suppressions de postes et de mobilités forcées. Aujourd’hui, le ministère envisage de restructurer les DIRECCTE pour les adapter aux suppressions de postes (projet « 3MO ») : ce sont de nouvelles externalisations/mutualisations qui sont prévues.

A l’inspection du travail, poursuivant la contre-réforme Sapin, le gouvernement s’apprête à réduire significativement le nombre de sections au prétexte de la difficulté à tenir les intérims provoqués par sa réforme. Demain, il tentera de la même façon de justifier leur suppression pure et simple. La DIRECCTE des Hauts-de-France planche déjà ouvertement sur une organisation du travail dans laquelle la section territoriale et définie réglementairement n’existe plus. La répartition des contrôles serait à la main des RUC et la caporalisation de l’inspection franchirait encore un cap.

Quel que soit le gouvernement qui sortira des urnes, il y a donc urgence à la mobilisation, à ce que notre colère s’exprime.

La CGT-TEFP appelle les agents à participer aux manifestations du 1er mai au côté des organisations interprofessionnelles dans les départements pour exprimer nos revendications et combattre tous celles et ceux, xénophobes, racistes qui veulent dresser les travailleurs/euses les un/es contre les autres :

  • Arrêt des restructurations,
  • Aucune suppression de sections,
  • Retrait du projet 3MO,
  • Fin des suppressions d’emplois et le rétablissement des postes supprimés,
  • Recrutements par concours à hauteur des besoins,
  • Déblocage des carrières à tous les niveaux en commençant par les agent/es de catégorie C
  • Abrogation de la loi travail et du code de déontologie.

Un commentaire

Les commentaires sont fermés.